The Little Green Way

Pour vivre heureux, vivons autrement ?

 

Chers Greeners, aujourd’hui The Little Green Way va philosopher !!

A l’heure de l’hyper consommation et des innovations technologiques en perpétuelle évolution, partons découvrir d’autres formes de vies, beaucoup plus en lien avec la nature et les richesses qu’elle produit.

Vivre sans smartphone, sans hypermarché, sans internet est-il possible ? Se rapprocher des vraies valeurs de la vie, des besoins simples et de la nature reste vraiment une utopie ?

Des études ont cherché à expliquer cette différence notoire entre le bonheur perçu dans les pays riches et le bonheur dans les pays pauvres. En effet, cette question a l’air paradoxale pour nous occidentaux, de se dire comment peut-on vivre sans argent mais être heureux ?

Certes, dans nos sociétés le bonheur passe par le matériel, la richesse, la réussite mais pour d’autres personnes, le bonheur est simplement la consécration d’une vie « riche de sens ».

Alors quelle est la différence ? Le bonheur rime-t-il avec « conditions de vie objectives » ?

 Le sens de la vie évoque les liens sociaux, le partage avec autrui,  s’occuper des autres, se projeter. C’est donc une vision à plus long terme que le bonheur qui est ressenti à l’immédiat.

 «La pauvreté éloigne les gens du bonheur sur le court terme, et les incite à voir les choses sur le long terme, à se concentrer sur les relations qu’ils ont avec leurs enfants, leurs dieux et leurs amis, lesquelles deviennent plus chargés de sens avec le temps.»

Partons maintenant à la rencontre de personnes ayant décidé de vivre une vie pleine de sens !

Nicolas est un adepte de la permaculture. Il a recréé une nature riche et étonnante dans son magnifique jardin. Avec les techniques de la permaculture, Nicolas est capable de faire pousser des citronniers, des kiwis, des manguiers,etc… sans insecticides, ni traitement chimique particulier et ce en pleine campagne du Morvan.

« Une Nature renforcée par l’homme, généreuse mais autonome sans la plus petite once d’engrais chimique ou pesticide… »

Nico et sa famille qui se sont lancés le défi de vivre en parfaite autonomie en France.

Ex ingénieur informatique, Nico ne se considère pas comme un ermite! Avec sa femme et ses 5 enfants, ils ne rejettent pas le progrès mais cherchent à tendre vers une vie en autonomie autant matériellement que psychologiquement. Ils ne cherchent pas non plus à vivre complètement retirés du monde mais plutôt à se rapprocher d’une forme d’indépendance.

02.Vivre-en-autonomie

« Terre d’Ezel » est donc née en pleine campagne Ariégeoise.

Leur mode de vie :  Cabanes et Yourtes sont leurs habitations basées sur l’éco-construction. Le bois pour se chauffer,la terre pour se nourrir (un vrai jardin potager bio). Pour gagner un peu d’argent, vendre les produits de leurs plantations sur les marchés alentours. Recycler et récupérer, transformer sans arrêt. Et surtout, réapprendre à vivre avec la nature et à se servir à bon escient de ce qu’elle offre.

 

Des communautés de vie se créent partout dans le monde et décident de se regrouper pour changer leur mode de vie et de consommation.

Partons à la rencontre de l’une d’entre elle sur le plateau des Milles Vaches

La petite commune de Faux-la-Montagne est le berceau de cette communauté. C’est grâce à l’initiative d’un homme François, ex-ingénieur, devenu Maire de la commune dans les années 80, que l’économie sociale et solidaire a vu le jour sur le plateau. Le but premier :  attirer les hommes et leurs projets, réorganiser les modes de vie et de consommation autour de la solidarité et de l’entraide. L’écologie oui bien sûr mais l’économie aussi.

Alors vous nous direz, Utopie ?

Pas si sûr, car cela fait 30 ans que cela dure là-bas.. sur le plateau…Regardez!

 « Ce sont les marginaux d’aujourd’hui qui créent les nouvelles solidarités de demain »

Ou encore, comme Sylvie qui a décidé de vivre au cœur de la nature dans la yourte qu’elle a construite au fil des ans. Pour elle, symbole même de la féminité, sa yourte lui permet d’entamer son chemin d’initiation et d’apprentissage pour retrouver la nature.

 » La retrouver, avec son intimité, son âme, avec son intériorité… et faire le lien » 


Enfin, nous vous proposons la lecture d’un livre exceptionnel : « Savoir revivre » de Jacques Massacrier,  (éditions Albin Michel)

 

Paru dans les années 70,  ce manuel peut vous aider à vous apprendre toutes les astuces de la vie en autonomie allant de l’auto-construction, à l’alimentation, en passant par le jardinage, le traitement des déchets, la cuisine, l’énergie, etc…

Vous pouvez consulter aussi la version web du livre : Cliquez ic

Extrait : « en retournant près de la nature, nous contribuons à la protéger, nous réintégrons notre élément naturel et cessons de collaborer avec une société dont la vitalité est basée sur le gâchis. Nous sommes peut-être les pionniers d’une grande migration vers un monde meilleur qui est à notre portée. L’homme s’obstine à inventer l’Enfer dans un milieu paradisiaque ».

Notre planète se suffisait à elle-même à la base, mais aujourd’hui elle a réellement besoin de nous, besoin de la solidarité, de l’entraide des principaux êtres qui la peuple… pour être sauvée. Elle a besoin que nous réapprenions à la respecter et vivre avec elle et non pas contre elle. Notre planète est et restera notre toute première maison et le seul et unique moyen pour qu’elle reste telle quelle est de la protéger.

Comme dit mon vieil ami africain : « fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d’y rester  ».